fautrierJ'ai le cerveau qui tourne en canard. Ca n'est pas un scoop et ce blog est là pour en témoigner.

Même quand on n'a pas vu un nuage de la journée et que Pisderman a été ému, plus que je ne l'aurais espéré, par le cadeau d'anniversaire que j'ai eu du mal à lui choisir, mon cerveau brasse en rond et cent fois sur le métier remet la mélancolie.
Je lui en veux, à ce cerveau circulaire et cyclique, mais de moins en moins. J'essaye ces derniers temps de l'apprivoiser. Depuis que quelqu'un m'a dit que j'étais peut être un zèbre, que j'ai passé deux jours à faire des tests de QI sur internet, claqué 25 euros pour acheter un bouquin sur la question, et abusé de la patience de Pisderman pendant une semaine, pour finalement retenir de cette plongée dans la psychologie de comptoir que :

1/ mieux vaut que je ne sache jamais si je fais partie des 3% des gens dont le QI est le plus élevé, car ma modestie risquerait de ne pas s'en relever ;

2/ qu'importe le QI pourvu qu'on ait la sagesse. En l'occurrence, la sagesse de ne pas passer ma vie à me battre contre moi-même, mes envies brutales, mes chagrins d'enfant. Et mon cerveau cyclique, donc.


Ce soir, Pisderman m'a envoyée voir ailleurs si mes gosses y étaient,  et je me suis promenée toute seule sur un chemin doré qui sentait la résine. Mon cerveau écrivait un roman circulaire et cyclique, des discours inauguraux, des lettres ouvertes, des épitaphes. Comme toujours, mais je n'y fais pas souvent attention.

Ce qui m'a frappée, juste avant d'arriver à la maison, c'est que mon esprit n'avait pas été pour une fois autour de moi comme une nuée de moustiques, mais à côté. Il m'accompagnait. C'est peut être la première fois que j'ai été, pour moi même, de bonne compagnie.